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Coupe de France L'OM poursuit sa Coupe

Coupe de France L'OM poursuit sa Coupe
Posté le 3 février 2008

Mis sur orbite par des réalisations de Valbuena et Grandin dans les dix premières minutes du match, l'OM s'est qualifié dimanche pour les 8e de finale de la Coupe de France aux dépens de Monaco (3-1). Une issue logique, tant les Olympiens se sont révélés souverains sur leurs terres, confortés dans leur domination par un troisième but de Cissé après le repos et tout juste contestés par la réduction du score du jeune Bakar. Toujours en course pour rallier sa troisième finale de Coupe consécutive, Marseille se mesurera à Carquefou (CFA2) au prochain tour.
Finaliste malheureux lors des deux dernières éditions de la Coupe de France - face au PSG puis contre Sochaux - l'OM est bel et bien lancé dans la conquête d'un trophée qui a déjà vu la Cité phocéenne à dix reprises mais qui la fuit depuis 1989. Cette année là, Jean-Pierre Papin et les Marseillais s'étaient adjugés le plus vieux trésor du royaume footballistique français au détriment des Monégasques. Les Nasri et consorts n'ont pas fait injure à ce glorieux passé. Citadelle imprenable en Coupe de France depuis deux ans et un mémorable braquage angevin (2-3), le Vélodrome n'a jamais réellement semblé à la portée des hommes de Ricardo ce dimanche soir.

Manifestement encore imprégnés du festival offensif réalisé une semaine plus tôt en championnat au détriment de Caen (6-1), les Marseillais penchaient d'emblée vers les avant-postes, comme aimantés par la cage de Ruffier. La première banderille ne tardait dès lors pas à être lancée. Comme un symbole de la soif offensive des Olympiens, le tandem Rodriguez-Cana, pourtant davantage concerné par les tâches défensives, s'illustrait dès la 2e minute mais le tir de l'international albanais était contré in extremis par Modesto.

Le Vélodrome n'avait toutefois pas à ruminer longtemps l'avortement de cette chaude alerte. Titulaire pour son baptême du feu dans l'enceinte du Boulevard Michelet, Grandin, le Caennais contrarié, enflammait les débats dès ses premières touches de balle. Acteur majeur d'une jolie combinaison sur le flanc droit impliquant également Nasri et Bonnart, l'attaquant des Bleuets trouvait au ras Valbuena dans la surface. Lequel ouvrait son pied droit et logeait sa reprise dans les filets adverses pour la troisième fois en deux matches (1-0, 7e).

Grandin, de passeur à buteur

Loin de se satisfaire d'une telle entrée en matière, Grandin tombait dans la foulée son costume de passeur décisif pour accomplir lui-même le travail le plus gratifiant. Opportuniste à la retombée d'un coup franc dévié de Nasri, le nouveau détonateur d'Eric Gerets se jouait de ses vis-à-vis d'un coup du sombrero osé à cinq mètres à peine de la ligne de but. L'apathie de Ruffier et de ses gardes du corps faisait le reste. Grandin jetait son pied droit dans les airs et catapultait le cuir dans les buts monégasques (2-0, 10e).

En l'espace de trois minutes, l'OM blessait ainsi grièvement le suspense. Et le coup de grâce était tout proche lorsque Cissé, probablement hors-jeu, tutoyait - comme Valbuena cinq minutes plus tard - le montant droit de Ruffier au quart d'heure de jeu. Hors-jeu, Piquionne, lui, ne l'était pas tandis qu'il trouvait la faille sur un service millimétré du jeune et prometteur Bakar (25e). Seulement le juge de lignes en décidait autrement et invalidait indirectement la réduction du score de l'ASM. Peu avant la pause, l'histoire se répétait au grand dam des Monégasques. Lancé pour un face-à-face avec Mandanda, l'ancien Stéphanois se heurtait à nouveau au levé de drapeau arbitraire de l'assistant de Monsieur Poulat (44e).

Bakar sauve l'honneur

Une deuxième décision contestable qui ne suscitait pas le moindre état d'âme côté phocéen. Dans la minute suivante, Cheyrou centrait pour la tête de Cissé dans la surface adverse. Une tentative de l'Arlésien qui n'attrapait toujours pas le cadre (45e). Pas plus heureux au retour des vestiaires, alors que son duel avec Ruffier, instigué par l'intenable Grandin, se soldait par une frappe sur le poteau (50e), Cissé finissait tout de même par faire honneur à son statut de meilleur buteur de L1 pour le mois écoulé. Au passage de l'heure de jeu, Ruffier s'essayait à une sortie hasardeuse dont l'approximation profitait directement au canonnier olympien (3-0, 62e).

A peine l'engagement était-il sifflé que "le Djib" pointait de nouveau ses crampons devant les cages assémistes. Cette fois, Ruffier s'interposait avec autorité (63e). Une intervention qui insufflait aux siens d'autant plus d'espoir que Bakar, triple buteur déjà au tour précédent contre Brest, lavait une partie de l'affront dans les instants suivants. Gakpé, tout juste entré en jeu, trouvait dans la surface phocéenne le Marseillais de naissance pour la réduction du score (3-1, 70e). L'honneur de la Principauté était sauf, mais la réaction trop tardive pour prétendre à un retournement de situation. Le Vélodrome pouvait chanter sa joie. Et d'ores et déjà préparer un probable déplacement à la Beaujoire pour rendre visite à Carquefou, le petit Poucet désormais de la Vieille Dame
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# Posté le lundi 04 février 2008 05:48

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